CHARLES JAY
Né à Anvers, et sous l’impulsion d’un père qui joue du piston et dirige un petit orchestre amateur, le jeune Charles Jay commence ses études musicales au conservatoire de sa ville avant de venir les parfaire dans celui de Paris, rue de Madrid.
Il y remporte des premiers prix d’harmonie, de contrepoint et de fugue. Mais la guerre interrompt ses études et l’empêche de se présenter au concours de Rome. Il est fait prisonnier puis libéré en 1941 et reprend immédiatement ses études.
Ainsi, Charles Jay présente en 1945 la cantate La Farce du contrebandier au concours de Rome. Il obtient un Second grand prix.
Chef d'orchestre et directeur d'école de musique
Entre 1944 et 1949, il parcourt la France, et parfois l’étranger comme chef d’orchestre. Il se plait alors à organiser des séances éducatives de musique de chambre et ensembles vocaux.
En 1948, il obtient la direction de l’École de musique municipale d’Amiens à la suite d’un concours. Il prend son poste à bras le corps et en plus de ses fonctions, il enseigne l’analyse et l’écriture. Lorsqu’il prend sa retraite en 1980, l’école de musique est devenue un conservatoire national.
Durant toute cette période, il dirige aussi l’Association des concerts et l’Harmonie municipale d’Amiens.
Persuadé des bienfaits de la convergence de l’enseignement spécialisé et du mouvement orphéonique, il œuvre avec énergie au rapprochement des mondes musicaux professionnels et amateurs dans le département et la région. Charles Jay a notamment été président de la Fédération musicale de la Somme (de 1967 à 1984) et de la Fédération musicale de Picardie (de 1983 à 1988).
La défense du onde musical amateur et professionnel
De 1980 à 1988, il œuvre au sein de la Confédération musicale de France en tant qu’administrateur, puis secrétaire général, puis premier vice-président délégué à l’action artistique et culturelle.
Parmi les nombreuses initiatives prises par Charles Jay pour améliorer la diffusion de la musique, il faut citer l’organisation de concours itinérants dans le département de la Somme et l’installation de cours de solfège et d’instruments au sein des fédérations musicales de Picardie.
Charles Jay, bien que très occupé par ses activités pédagogiques et par l’animation de la vie artistique amiénoise n’abandonne pas pour autant la composition. Il a composé des pièces de musique de chambre mais aussi pour harmonie ou chœur mixte.
En tant que pédagogue, il a beaucoup écrit pour l’enseignement de la musique notamment une vingtaine de volumes de Leçons de solfège à 1,2,3,5 ou 7 clés, avec ou sans accompagnement piano, une Théorie de la musique et plusieurs recueils de pièces polyphoniques pour les jeunes intitulés Plaisirs du piano.
